Venue à la peinture il y a trente ans cette autodidacte n’a jamais cessé de l’aimer.
Elle nous invite dans ses toiles dynamiques, saturées de couleurs, un véritable patchwork émotionnel.
Tranquillement elle navigue entre une construction la plus aboutie et un découpage hiératique mais jamais dénué de fantaisie.
Elle évoque des mondes agités comme des moments de douceur, puis revient à des thèmes obsessionnels déclinés sur tous les modes.
Marie-Laurence BIGARD n’est pas une nihiliste de l’art, riche de ses nombreuses visites dans les musés contemporains elle s’inspire des chefs d’œuvres exposés avec une liberté technique qui lui permet de se lancer dans l’expérimentation et ainsi offrir à ses toiles un aspect improvisé.
Il suffit de la voir travailler, seule dans son atelier pour se rendre compte que Marie-Laurence BIGARD est animée par le travail, la passion et encore le travail. Ici le travail est jumelé avec besoin, un réel besoin physiologique.
On ne se déclare pas « artiste » non, on est artiste, on nait artiste.
Marie-Laurence BIGARD est de ceux la.
Après de nombreuses années à travailler des œuvres cubistes, style qu’elle a malaxé, trituré, pétri, sculpté, fragmenté puis verni dans de nombreuses expositions. C’est à force d’acharnement mais aussi de détachement qu’elle a emmené ce style loin des bases de ses maîtres absolus.
Aujourd’hui remplie de leurs fulgurances elle nous emmène dans son propre univers peuplé, saturé de formes, de matières, d’images qui s’entrechoquent et nous transportent en un monde subtil et dynamique.
Elle y mixe pêle-mêle des images qui nous parlent…et des mots qui nous montrent… Une bonne dose de féminité au travers de story-boards de dentelles, en écho à un monde intime pavé d’histoires personnelles, en résonance avec sa propre généalogie et son lot de secrets. Un peu comme ces romans ou l’on tente en vain de déceler la fiction de la part autobiographique de l’auteur.
Pour sûr nous sommes ici face à une œuvre généreuse pourvue de nombreux angles de lectures.
Il suffit de la voir travailler pour se rendre compte à quel point ses gestes n’obéissent ni à son cerveau ni à une maitrise certaine de l’art du geste, non nous sommes plutôt ici devant une fascinante impression que cette expression résulte de quelque chose de supérieur, serait-ce l’âme ?.Quiconque s’est essayé un jour, un mois, un an, dix ans.. Quiconque s’est essayé à cette expérience ardue mais au combien fascinante qu’est la création, sait combien ce stade ultime est à la fois rare et précieux.
Marie-Laurence BIGARD y a accès à volonté.
Il suffit de la voir travailler pour qu’éclate cette évidence,
« Elle peint comme elle respire »
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